photo B. Gendre

photo B. Gendre
Contes de la forêt

Il était une fois...

Les contes sont un voyage au pays des images et des sens.
Marie et Michel partagent les mêmes souvenirs d'un voyage au coeur de la forêt, d'une course avec les loups, d'un serpent de mer au large de nos côtes.

Ils vous proposent de les retrouver lors de veillées, de balades, d'ateliers, mais aussi de spectacles mis en lumière avec la complicité de Philippe Percot.

Photo B. Gauthier

Photo B. Gauthier
Cigogne en fête, Fouras.

Légendes amères et Chocolat de sorcières.

Il y a des maris pour lesquels nous irions au bout du monde : Certains pour les fuir d'autres pour les y rejoindre...

Voici quelques déclinaisons venues d'ailleurs de la belle et la bête, voici enfin ce qui se cache derrière la formule "...et ils vécurent heureux."

Qu'ils soient homme, sorcier ou taureau : A chaque mari sa fiancée, à chaque fiancée son voyage.

Des contes dont la puissance vous emporte et vous laisse là, étrangement meilleurs.

Des histoires racontées au tempo de deux voix qui jouent avec la rime, le rythme et le théâtre.







Histoires de Loups, contes, mythes et fables.

« Le loup incarne nos peurs ancestrales...
Et pourtant,
Du Petit Chaperon Rouge à la Loba, il révèle notre face cachée, sauvage et libre... »


Nous autres conteurs, amoureux des vraies histoires vraies, de celles que l'on écoute avec les yeux du dedans, nous ne pouvions pas passer à côté du loup, du vrai loup je veux dire , celui aux cinq visages.
Et puisqu'il faut le présenter avant de le raconter, posons nous tout simplement la question: Mais qui est le loup?


_Est-il ce monstre sanguinaire qui cache ses dents pointues sous une charlotte de grand-mère?
_Est-il ce benêt, cent fois berné par maître renard ou demoiselle cagouille?
_Ne serait-il pas plutôt le prince charmant caché dans cette bête sociable et joueuse?
_Ou bien l'ami venu nous rappeler notre soif de nomadité, de liberté?
_N'est-il pas encore le créateur du monde, ami du soleil, porteur de la lune, avaleur astral, cracheur de feu et de vie...?


Nous autres les Racont'loups, nous vous proposons une rencontre avec le loup aux cinq visages, à travers cinq histoires merveilleuses et croquantes. Nous racontons à deux, car nous l'avons rencontré tous les deux. Blottis l'un contre l'autre, nous avons vu le visage de nos peurs ancestrales. Mais nous voilà vivants, bien vivants, pour vous conter la vérité sur la bête qui fait trembler nos coeurs d'enfants.
Notre compagnon de parole sera là: le théâtre, notre terrain de jeu préféré, celui qui nous voit vibrer de toutes nos émotions.
Sans vous le voyage est impossible, vous avez peur nous le savons, mais n'est-ce pas délicieux?


Les conteurs: Marie et Michel.

Contes Rouges et Contes gris

Dans leur panier: des contes rouges, des contes gris...
Des contes pour les grands et pour les petits!


Des contes rouges pour le loup: un loup à l'envers, un loup à
l'endroit...
Et voilà le loup dans tous ses états!


Des contes gris pour l'eau des puits, pour l'eau de pluie, pour l'eau de mer...

Contes théâtralisés...à dévorer sans modération.


Contes des roseaux

Un conteur pour témoigner des mythes enjoleurs, enjoués, joués avec talent, l'histoire de Pan, de sa flute, de ses Amours et de ses tours. Le roi Midas, couronné de ridicule y apprend la sagesse d'aimer...
Venez écouter un homme qui, charmé par Syrinx, témoigne de sa beauté par sa voix, son humour et son jeu.

Par Michel BOURIAU!
Mise en scène : Marie TALMA.

mardi 4 décembre 2007

Création du blog

Bienvenue!

84 commentaires:

Anonyme a dit…

merci!

Anonyme a dit…

Oui, merci !

Conter !
Le loup est dans un coin du conte. En train d' écouter le chant de la lune.
Conter comme un rêve ! Elle, Marie, et lui, Michel, ils sont un rêve.
Elle parle avec son coeur, avec sa choral de voix et lui, il fait choeur avec elle.
L' oubli ne terrasse pas la mémoire. Sa voix, je l' ai toujours à mon oreille. Le conte vibre encore. C' est une beauté qui transporte, une mystique, un trésor d' humanité.

Anonyme a dit…

Aller voir-écouter les Racont' Loups, c'est aller vers un espace désiré, un temps de rêve.
Avec Marie et Michel, le conte a un corps, une intensité, une densité, comme s' il avait des choses à nous dire de lui-même.
Dans un conte circulent des affects de façon intense : entre les deux conteurs, plaisir de l' attendu, plaisir de l' inattendu. Métamorphoses des corps.
Plaisir du souvenir, attente de l' avenir...

Charles Prende a dit…

les Multipotes les avaient invités. On avait poussé le billard, mais le bar était resté ouvert. Dans un coin de la salle Michel en Roy annonce : "Si quelq'un me raconte une histoire et que je lui demande d'arrêter, je lui donne ma fille en mariage." Sa fille c'est Marie, elle est belle, pour de vrai! Derrière une bière, une voix "Moi j'en connais une !" ça rigole sous cape ... Alors commence la danse des fourmis, suivi des secrets de Père long nez et de ce couple de vieux Tordi-tordant et puis et puis ... Une heure plus tard, personne ne rivalise d'humour avec les acteurs, la salle n'est pas acquise, elle est hypnotisée par ces jolis talents. Après les applaudissements chaleureux, la voix moqeuse s'approche des acteurs et enveloppe d'un sourire cette simple demande "faudra revenir ! c'était vraiment bien!"

Alexandre a dit…

Quelle fraicheur,
Ma première réaction a été : « ouha qu’elle est belle! »
Presque 1 an plus tard, surprise! elle est et ils sont toujours aussi beaux.
Entre temps, le jeu a évolué avec plus de complicité entre Marie et Michel, les textes sont plus incisifs et véritables. Nous nous sentons bien plus proche d’eux qu’auparavant, moins de distance entre le conteur et le spectateur, leurs sincérités nous plonge dans l’histoire.
Michel a une grande personnalité théâtrale, plus la salle est grande, plus le public le regarde, plus il dévoile son personnage, il conte avec faim.
Marie, sensible, belle, captivante. Nous attendons qu’une chose, que ses mots caressent nos tympans pour nous plonger dans notre imaginaire, hors du temps et sans limite. Lorsqu’ils content, c’est comme si nous escaladions une montagne dorée qui prend naissance au fond des océans et dont la pointe culmine vers les étoiles.

Anonyme a dit…

Marie
seule sur scène, à Aytré, au Fil du conte, un festival.

Incroyable !
Incroyable, ce qui arrive !
Elle entre en scène, vous entendez la musique des mouvements ? La musique du corps !
Là où il y a de l' émotion, j' y vais, j' y reviens.

Il était une fois... Un conte s' écrit et se dit au passé. Comme si l' actrice-conteuse nous disait combien elle était déjà joyeuse autrefois de penser déjà à nous. Son temps, maintenant, elle l' offre aux spectateurs, c' est, pour eux, le temps de la réception où chaque spectateur n' existe plus, pour n' être que sa présence à elle.
C' est le temps où la conteuse est reconnue, le temps de son écriture, de son talent, semblable à aucun autre, le temps de son style où les mots s' ajustent à son corps, à sa musique.
Le conte ainsi offert est privilège, cadeau rarissime qui marque chacun d' un tremblement de coeur.

Anonyme a dit…

Chez les Racont' Loups, il y a de la facétie, des bagatelles comme une cagouille défiant un loup, un chaperon qui désire un loup.
Est-ce du n' importe quoi ?
Non ! Ce loufoque bien que le loup ne soit pas un phoque, c' est de la santé, de l' invention, de l' imaginaire plein de couleurs, c' est la joie du jeu.
C' est peut-être aussi, si le spectateur-auditeur est ingénieux, le souvenir d 'expériences enfantines, un rappel d' une situation familiale, une sensualité, une peur, une cruauté, une solitude, le désir de l' autre.

Et puis, chez les Racont' Loups, il y a des contes pour adultes, profonds comme nos émotions mythiques, nos critiques, nos ironies, nos nostalgies, profonds au point de flirter avec l' universel de chacun.

Des contes fragiles, forts, respectueux, écrits par la conteuse Marie. Admiration.

Anonyme a dit…

Ils nous ont accueillis, Marie et Michel, tout de suite dans l' énergie. L' énergie chez eux deux, c' est une capacité à donner. Ils marchaient, l' un s' arrête, ils se regardent, viennent vers nous, elle s' installe parmi nous, il parle au nounours de ma copine et les voilà face à nous et le premier conte, elle, Chaperon, lui, le loup, et tous deux dans le don de soi et cette générosité, jusqu' à la fin avec nous.
Après la comédie, elle, la cagouille, lui, le loup, vient un conte qui nous a tous transportés. Un conte, ils nous ont dit après, écrit par Marie, trés écrit. Je crois bien que j' ai été envoûtée, tellement, il y a des forces émotionnelles, j' étais cette femme amie avec les loups, à courir rien que pour le plaisir, plus forte que la mort, la mort si on se laisse étouffer notre envie de courir pieds nus dans les bois, les déserts. J' ai reçu des émotions, des émerveillements. Une série de contes comme une polyphonie, comme dans la vie quand c' est très amusant ou quand on est gourmand ou quand on a un bonheur ou une espérance tellement forte.
Je suis repartie avec une nouvelle force de conviction, avec leurs sourires.

Anonyme a dit…

Les Contes de la Forêt par deux joueurs de contes :

Marie et Michel jouent sous les branches d' un cerisier.
Supposez que cet arbre illuminé contienne en lui une forêt immense qui s' étend de tous côtés.
Marie est une reine, Michel, un roi. Et voilà deux puissances aux allures agressives prêtes à se combattre pour la possession de la forêt.
Heureusement, imaginez qu' un fleuve torrentielle sépare les deux armées.
Cependant en une nuit se construit grâce au pouvoir de Merlin un pont de bois rouge.
Alors, soudain, en Marie, s' incarnent mille hommes, tout une armée qui s' élance contre mille hommes et voilà les soldats de Michel à terre.
Vous entendez ? Les chevaux ! Les épées ? Les cris.
Et le public effrayé, amusé, se déplace de forêt en jardin, de jardin en château, au rythme d' un temps fougueux qui bondit de la mort à la vie !

Anonyme a dit…

Les " Racont' Loups " !
Est-ce du conte ?
Est-ce du théâtre ?

En tous cas, une musique parolière à deux voix.

Parfois, conte quand les deux voix racontent l' histoire sous forme de narration. La conteuse et le conteur sont calmes, poussés par l' histoire uniquement, pulsés par les images enfouies dans le mots. Nulle distraction, nul souci des spectateurs : c' est au conte seul de s' emparer du public pour le faire rêver.
Parfois théâtre, quand Marie devient actrice ; Michel, acteur et l' actrice devient Alawa, la louve, et l' acteur devient Hasard-Longues-Jambes. Les personnages du conte désirent vivre leurs passions les plus profondes, semblables à des animaux qui hurlent à la mort, qui hurlent à la vie comme les loups. Et le spectateur retrouve les dialogues, les démons et les jeux de son enfance transformée en adulte.

Ainsi Marie et Michel connaissent le bonheur des Dieux. Parfois comme Apollon, calme paisible, immobile, tranquille dans les secousses de la narration. Parfois comme Dionysos qui court, saute, danse, jubile.
Deux ivresses pour une naissance renouvelée.

CHEREL a dit…

Salut Marie,
Félicitation pour ce petit blig sympa :)
Ta guitare et ta voix doivent emmerveiller les petits et les grands :)
A bientôt,
Christophe

CHEREL a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Anonyme a dit…

Petillance.
Sur la scène, ils vivent sans temps mort. Le pouvoir d' un conte, c' est de maximaliser la vitalité pour qu' elle passe de la scène à la salle. Dépasser les frontières, flirter avec des extases, avec des états de conscience accrus.
Un conte, c' est une langue d' eau et de feu. Plonger dans la langue de l' auteur, s' y baigner, l' accompagner. Immersion et jeu. Présence déployée dans l' intimité d' une histoire.
Tout se soigne, tout s' apaise. Ecouter un conte et le voir si vivant, si émouvant, c' est découvrir un moment de beauté, c' est vouloir cultiver l' esprit de la beauté.
Aimer un conte, être aimé par un conte. L' amour est une recherche.
Faut bien se raconter des histoires pour exister.

Anonyme a dit…

Bonjour Marie Talmat et Michel Bouriaux Je suis en classe de 6ème D au Collège André Albert vous êtes venus nous raconter des histoires de loups et moi et mes copines nous avons adorez votre spectacle c'est pour cela que nous vous écrivons pour vous dire merci beaucoup et Bravo et Bonne continuation !!!!

Anonyme a dit…

Oui. Moi aussi. Merci, en 6ème.
La fin du petit chaperon rouge, je l' ai dans la tête encore. Vous êtes mangée et c' est fini. Et vous regardez le loup, vous souriez et vous êtes toute contente d' être mangée. C' est bizarre. La mort fait peur. Pas vous. Et vous faites un bond et vous chantez le loup. Comme si il faut mourir pour bondir dans un autre conte. Merci.

Charles PRENDE a dit…

Ils sont revenus au bar "les voyageurs" : la tannière des multipotes. Ils étaient là à la tombée de la nuit pour nous conter nos peurs, on en a ri, on a souri pour oublier nos faiblesses d'hommes. Oui, ils nous ont encore émerveillé.
Du chaperon rouge à la Loba, j'aime cette louve et ce loup, j'aime leur répliques aiguisée, leurs mouvements souples, leurs chants heureux, leur jeu, et ces regards d'une profondeur intensse qui nous portent au delà de nous même. Ces deux là sont des bêtes de scène, pourvu qu'ils n'aillent pas trop loin, ils manqueraient aux cagouilles...
Ah! Le privilège de biser un loup, avant le spectacle pour lui dire merci d'être là et après pour nous avoir élevé.

Anonyme a dit…

C' est étonnant comme les suggestions discrètes de la mise en scène et du décor et de la nouvelle narration du Petit Chaperon Rouge peuvent créer des images nouvelles en notre mémoire.
D' une caisse qui fonctionne comme un cercueil ou comme une malle à jouets on se retrouve comme dans une chambre à coucher que, nous autres, spectateurs, nous pouvons imaginer rouge-sang tant le fil conducteur semble faire l' éloge de cette couleur.
Par une écriture nouvelle qui respecte la structure du conte, nous sommes conviés à comparer le déjà- entendu à des gros plans, des cadrages inattendus : le panier et son contenu, les cheveux, la peau du Chaperon, une nuée de libellules. Nous voilà projetés dans nos souvenirs, une histoire d' autrefois dont nos avions oublié combien les personnages sont nuancés ( les gestes, les regards qu' ils échangent ).
Oserai-je dire mon bonheur de découvrir que le Petit Chaperon a un prénom, celui de la petite fille du deuxième conte, bien à l' abri dans le ventre du loup, créateur du jour et de la nuit.
Pour tous les rêves que vous nous renouvellez, je vous dois mille mercis.

Anonyme a dit…

Avez-vous envisagé que puisque vous jouez juste, vous contez juste, vous êtes entendus au-delà de la salle qui vous écoute ?

Anonyme a dit…

Qu'est-ce qu'un conte ? Le quoi qui le définit ?
Par le choeur de vos voix en duo, par votre théâtralité, par le merveilleux des mots et des images, par la force dramatique des histoires, vous désactivez les fonctions habituelles du langage. Ni communication, ni information, ni démonstration, ni commentaire, ni exhortation.
Votre langage est celui de la fête, celle qui fravaille le spectateur de l'intérieur, celle qui rend possible la créativité de chacun, celle qui nous libére de l'assujettissement habituel des langues politiques, économiques, religieuses, télévisuelles.
Votre opéra nous rend le pouvoir de marcher avec nos propres désirs, le pouvoir de libérer ce qui nous fut confisqué.
Courage et joie pour votre engagement.

Un admirateur

Anonyme a dit…

Excusez si je réagis en peintre à vos façons de jouer.
Rouge, c'est le Chaperon
Noir,la terre dans l' antre du loup
Blanc,la femme épuisée d' eau

Puis, ces atmosphères sharmonisent en arc en ciel dans la suite du spectacle. Parfois, phrases courtes dans l' urgence de la course, souffle haletant, parfois phrases déployées, prégnantes, là aussi, émouvantes et solennelles quand l' amitié est retrouvée et aussi, la liberté de courir, de vivre la course du loup vers l' horizon.
Depuis que je vous ai vus, je lis à haute voix.

Anonyme a dit…

Les contes des Racont'Loups recomposent nos pulsions inconscientes, les illuminées et les sombres, en une dramaturgie simple et complexe à la fois. Le loup, c'est le réveil de nos peurs, de nos traumatismes, de nos désirs toujours recommencés, de nos joies ressuscitées.
Communion des spectateurs qui se blottissent dans l' histoire intime et collective de leurs vies.

Mais les contes des Racont'Loups vont au-delà des récits symboliques. Ils sont surtout et avant tout l'expression d'une fête, la fête du théâtre, un jeu de rires et d' émotions, un hymne à l'attrait esthétique de l'imaginaire, une balade joyeuse dont on se souvient.

Anonyme a dit…

Chère Marie, cher Michel,

Pour votre Mardi 25 mars au théâtre de La Rochelle, tous vos amis seront en harmonie avec vous.
Que chacun de vous deux bénéficie de la générosité de l'autre !

Quoi qu'il arrive, c'est cadeau pour nous.

Prenez soin de vous deux !

Vos amis

Anonyme a dit…

Vous êtes deux, sur scène. Ce double se dédouble en chacun de vous, conteur puis acteur, puis, à nouveau, conteur, à nouveau, acteur.
Le temps est une étoffe que la femme auprès de l'âtre coud et découd dans l'impatience de son homme. Silences respirés.
L'action progresse dans une liturgie des corps comme si vos corps, prisonniers de leur espace se délivraient en se projetant dans tout l'espace du théâtre, par la parole et vous voilà conteur et conteuse. Mais cela ne suffit pas. Vos corps se métamorphosent en personnages, en animaux et vous voilà acteur et actrice. Apparitions ! Corps nouveaux ! Une pensée dramatique s'empare des spectateurs qui découvrent des corps en passion, en résurrection.

Autre duo : il est beau de voir le corps de l'actrice chanter sur le cadavre de sa liberté et de voir en même temps le corps de l'acteur se transformer en spectateur ému, assistant à la passion de sa partenaire. Chacun dans la lumière de l'autre.

Pascal

Anonyme a dit…

Un conte, c'est l'incarnation du soleil dans deux voix.

Anonyme a dit…

J'aime beaucoup. Je sais pas dire. C'est comme ça, une vibration dans le ventre. Plus que dans la tête.
Peut-être parce que c'est du mélange. Du conte d'abord, des voix qui racontent et puis d'autres voix qui arrivent, une qui danse, une qui chante, une qui parle de sa gravité, une autre, légère comme, comme quand on entendon entend de l'eau ou du feu ou de l'air qui court. De la fantaisie surtout.
Du conte, du théâtre, une ébauche de cabaret, de danse, de chant, de musique. Finalement, du solaire. Merci !
Ca fait du bien de vous revoir, de vous approfondir. Peut-être à Fouras pour les Cigognes ?

Anonyme a dit…

Des contes charentais, des contes indiens, des contes esquimaux, des contes d'Europe centrale !
Par votre langage, celui du conte, vous nous permettez, sans que nous le sachions d'abord, de communiquer avec plusieurs cultures.
Les cultures ne s'excluent plus, l'une, l'autre puisque la sensibilité de vos contes permet, grâce à l'esthétique, une communication.
Votre spectacle, au lieu d'inciter à la guerre, nous propose d'esthétiser toutes les vies, toutes les aspirations. Vertu des symboles et des images ! Au service d'une émotion de paisible communion au point de comprendre une culture autre.

Anonyme a dit…

Que les valeurs de chaque culture, de chaque peuple, que leurs images viennent enrichir notre culture !

Anonyme a dit…

Marie Talma, au banquet des conteurs.

Elle entre en scène.
Entrer, c'est ouvrir.
Elle ouvre l'espace.
A l'orée de sa parole, s'ouvre sa bouche comme pour une rencontre intime.
Des mots, lourds ou légers de leur contenu, sons et sens, voguent dans l'air comme des arches, corbeilles pleines pour un voyage au-delà.
Elle a écrit un texte. Un conte. Il est là, sage, dans le plat de la feuille, linéaire, courant d'une ligne à l'autre.
Maintenant, elle dit son texte. Sa voix ouvre chaque mot, en lui se révèlent son volume et son envie de conquérir l'espace.
Le conte-écriture, prisonnier de la surface plane, devient conte-volume, relief de son corps.
Les mots tournent autour de son visage, offrant leurs faces à l'espace de la salle. Marie Talma virevolte ou esquisse un geste ou un regard à l'autre elle-même et voilà les mots qui se retournent, offrant de nouvelles sonorités. Sa langue les palpe, les ausculte, les lance pour qu'éclatent leurs pouvoirs allusifs. L'évocation de son esprit affleure et s'empare de nous.
Nous poussent des ailes à danser avec elle.

Anonyme a dit…

Duo:
Un conte mis en théâtre, c'est une parole faite chair.

Anonyme a dit…

Il était une fois..
Le conte, c'est un peu un deuil.
C'est ainsi que ça commence, votre spectacle. Un cri. La conscience d'un monde perdu mais qui vous hante et vous ressuscitez le passé et vous racontez et racontez et chaque conte se fonde sur l'image première perdue, l'image universelle d'où tout est venu. Chaque conte prend plaisir à s'associer aux autres, pour, fragment après fragment, retrouver la totalité d'antan.Votre spectacle nous tient par sa tension vers la scène primitive.
A la frontière du conte et du théâtre, chacune de vos images s'emplit d'une pâte humaine qui creuse notre âme pour nous sauver de l'inhumation.

Anonyme a dit…

J'étais assis au premier rang, plein milieu, juste en face. L'actrice est entrée. Coup de foudre ! Me voilà figé, frappé, stupéfié. Les gestes de l'actrice, sa voix de conteuse, je ne vois qu'elle, il n'y a plus de scène, de public, il n'y a qu'elle. Tout mon regard tendu vers elle, absorbé par elle. Le grand art, le grand style ! Sous le choc, j'assiste à la création d'une oeuvre d'art. Contemplation absolue ! Surprise ! Mon corps, mon cerveau se renouvellent d'un coup. Une remise à neuf. Tout est donc possible ! Marie talma est la générosité même.

Anonyme a dit…

En vacances une semaine à la Rochelle, on ne vous connaissait pas et on vous a vus par hasard, plutôt pour détendre nos enfants, la semaine dernière.
Vous nous avez donné un intense moment de rêve, de plaisir, de bonheur.
Mille mercis, et que la prochaine fois, votre promotion soit mieux faite : si nous n'avions pas su qu'il y avait ce festival de théâtre, lorsque nous avons voulu avoir le programme à l'office de tourisme sur le port, nous n'aurions rien eu du tout, c'est nous qui avons parlé de cet événement à l'hôtesse...
Merci encore pour ce moment très agréable.

Anonyme a dit…

Nous aussi, nous les avons vus à La Rochelle.
Grâce au phénomène si bien nommé du " Bouche à Oreille" qui permet d'aller au théâtre non pas en une masse conditionnée comme par de la Pub.
Il n'y avait pas la foule mais un bon noyau, bien des individus, grands et petits dans un même partage.
Des spectateurs au fond, dans les gradins, d'autres, éparpillés dans le milieu et les places devant bien occupées. De sorte que l'espace de la salle était sans vide, chacun dans sa grande Bulle.
Ca me rappelait les exercices où les acteurs qui marchent doivent aller combler un vide dès qu'il apparait. Là, ça s'est fait tout seul. Nous étions, non pas une masse anonyme mais des individus, ensemble. c'est pourquoi nous étions contents de les voir, avec les autres, ces Racont'Loups, comme on m'avait dit qu'ils étaient.
Mais, il est vrai, les Racont'Loups gagnent à être partagés : plus nous serons nombreux à les écouter, plus nous serons heureux de les voir.

On dirait que leurs contes aiment tout le monde.

Anonyme a dit…

Le conte, au commencement, avait la forme circulaire de la bouche.
Puis, l'écriture l'a enfermé dans le rectangle du livre.
Et voici deux voix qui redécouvrent le verbe. Sa poésie. Ses courbes.

Poésie, au sens de rythmique, sonorités, souffle, tension, cohérence du temps qui dynamise les contes en un thème central.

Deux voix en invasion réciproque, en perfusion, en vases communicants et le conte se fait verbe, un verbe de chair, d'enfance, de matière.

Voir les Racont'Loups et redécouvrir le verbe !

Anonyme a dit…

"Entre ciel et terre" spectacle tombé du ciel par amour de la mer.

Marie Talma et Michel Bouriau sur fond de grégorien et puis un choeur de chanteurs à l'unisson latin sur fond de Marie et Michel, tous dans le même chant conté, en latin et en français et puis un public dans la déchirure de sa tour de Babel intérieure ou bien peut-être, enfin, dans l'unité revisitée d'une nouvelle Pentecote intérieure.
"Ô pensées amères !" slame Marie, dans la voix de la femme de Noé, pleureuse des âmes mortes de l'humanité, noyée.
Marie Talma sur fond de déluge, femme en souffrance avec Michel, Noé en errance. Par eux, le public peut coller ses oreilles à la bible qui revit le combat des hommes contre les dieux guerriers, dans un cadre extratestamentaire.

Anonyme a dit…

Les Racont'Loups racontent l'histoire de la femme de Noé et de son époux, Noé.
Ces personnages laissent en notre mémoire une empreinte, celle de mon enfance : ma mère, à ma naissance m'avait construit une cabane dans un arbre.
Une cabane comme un bateau face aux intempéries.
Noé et sa femme face à l'humanité exterminée par les eaux d'en haut et les eaux d'en bas. Face à des dieux qui imposent leurs pouvoirs et leurs exigences de perfection. Face à un dieu-poisson qui sauve car il n'exige pas la perfection. Et les voilà enfermés dans un bateau à la dérive.
Le mythe ainsi raconté ravive des traces en notre mémoire individuelle (collective ?): rappel de notre famille, de ce mélange de jeunesse et d'âge adulte et de vieillesse, ce mélange de femmes et d'hommes, des dieux et des hommes, des lois des dieux face aux espérances des hommes.
A nous, spectateurs, de saisir tout cela, quand le conte se fait empreintes.
Quand le spectacle se fait tragédie avec le choeur qui chante le deuil.
Quand le spectacle se fait hymne à la joie, moments esthétiques,quand l'humanité de chacun se construit comme ce couple qui résiste, qui se bat, passionné d'amour, qui veut vivre.

Anonyme a dit…

Contes décalés slam !
Contes décalés percussions-corporels !
Nous avons vus les Contes Gourmands.C'est un ballet de voix, ballet de personnages joués à deux.
Comme si nous avions tous ces personnages en nous tous !

Quand vous contez, on dirait que vous êtes chez vous, que c'est votre monde. Merci de revigorer nos envies de mots, de chants, de rythmes, de rimes.

Anonyme a dit…

J'ai aimé les contes sur la gourmandise et le chocolat. J'étais au premier rang et j'avais envie de m'endormir tellement c'était passionnant et je vous ai dit que c'était parce que j'avais plein d'images dans la tête.

Anonyme a dit…

J'ai aimé les contes du chocolat surtout que j'avais six ans. Vous m'avez dit que vous avez dit six contes et moi j'en ai compté deux.
Mais je vois mal et maman veut m'acheter des lunettes.

Anonyme a dit…

bqptrhrsSoirée au café des Marronniers de Bigay. Il s'est passé quelque chose !
Marie !
Après le spectacle des Racont'Loups, après une longue pause de consommations, aux approches de minuit, le brouhaha bat son plein. Marie, en douce, passe de table en table et interroge : " Voulez-vous que je vous raconte encore ? Un conte que j'aime bien."
J'ai dit oui et les autres aussi, tous, sans doute car, soudain, une table a frappé trois coups.
Silence.
Et Marie, debout.
Soutenue par notre attente et par la guimbarde de Michel. La guimbarde projette de l'âme dans le souffle de la bouche. Elle souffle vers Marie son âme intérieure inspirée du conte.

Marie a un projet : le slam.
Elle attaque dès le début. Cadence inouïe, puis subtils changements de vitesse, avec des phrasés chantés qui content la légende du chocolat. La voix court avec de brefs silences comme si un dieu avait son mot à dire dans les interstices.
Ca se rythme, ça varie allègre, ça s'accentue, ça accélère, ça ralentit. La voix en paroles de bonheur sculpte le temps mais il passe tellement vite qu'on ne le voit pas. C'est un temps où il n'y a plus de temps.
Marie démultiplie la vitesse, en souplesse, en finesse. Du coup, elle réactive la saveur des mots.
Le slam se déploie, donne toute sa mesure.Progression parfaite d'assonnances en assonnances jusqu'à la fin.
Et elle gagne, Marie. Elle a tenté un nouveau style pour voir et elle gagne.

Moi, je crois que j'ai assisté à un événement. Dans la tradition du conte, un événement révolutionnaire.
Applaudissements et moi, fierté, car de simple spectateur, j'ai été transformé en témoin.

Anonyme a dit…

Après sa dévoration subie, Chaperon chemine encore de théâtre en théâtre, emplissant la scène des saveurs de son panier, mousses mouillées et fenouils sauvages.

Anonyme a dit…

Après sa dévoration subie, Chaperon Rouge chemine dans les sentiers forestiers, en quête de sa vocation de femme.
Contes Rouges : Alawa, la louve, irradie la forêt de ses yeux-étoiles et nourrit les malheureux de son lait. Pour cicatriser, c'est mieux.
Contes Gris : Le loup de la Loba arpente les rêves des femmes qui courent, libérées de leurs deuils, vers l'horizon, avec de grands éclats de rire.
Parfois, une mère se décapite pour offrir sa tête à son enfant : l'arbre mort donne des fruits.
Parfois la guimbarde contrerythme les mélodies de la conteuse : on dirait que la mort et la vie s'adossent pour donner de la vie. Permanence d'un duo de voix et de visages pour silhouetter un conte.
Petite fille blessée, loup exterminé, femme broyée, amitié trahie, le conte met en mouvement, sur la vie, un masque de mort. La vie se sert de la mort comme aiguillon pour nous donner envie de dépasser nos deuils. La vie transforme la mort en une action positive d'où sort la séduction de la vie.
Après le spectacle, je ne pense qu'à vivre plus intensément.

Anonyme a dit…

J'entre dans la salle, je m' installe, ç'était écrit, ça raconte,je colle aux mouvements, aux postures, aux intervalles mouvants entre lui et elle, ça chante, ça slamme, ça percute, entre elle et lui, je sors du théâtre, deux anges sont passés, leurs voix redessinent mon espace.
Y avait rien et y a quelque chose !

Anonyme a dit…

Elle est bien votre version du déluge et votre évocation du corbeau.
Savez vous que des déluges, il y en a eu !
Quand, soudain, le corbeau est venu voler au-dessus des flots déchainés. Il se secoue et ses plumes et son duvet touchent la surface des eaux et les eaux se retirent.
Et c'est comme ça qu'est née la danse à l'image du corbeau dansant. C'est parce que nous dansons qu'il n'y a plus de déluges.
Je reviens au musée de la Marine rêver avec vous.

Anonyme a dit…

Je sais l'art d'être spectateur.

C'est l'art subtil d'écouter une voix, de recevoir un regard et le mystère d'un visage.
La voix et le visage pénètrent le
cerveau et l'embrasent
Alors, le coeur s'échauffe, les nerfs s'avivent, les fibres musculaires s'embrassent, chair et esprit s'épousent en extase.

De quoi avoir envie de devenir acteur et conteur mais je n'en ai pas le talent. Spectateur fidèle, oui, c'est un tel bonheur ! Je crois bien que je vais travailler pour devenir critique de théâtre.

Anonyme a dit…

Votre " Petit Caillou deviendra grand " j'aime.

Au commencement, un conte, c'est comme un caillou. Un caillou bizarre, certes immobile mais capable aussi de s'enrichir dans cette passivité de réception en réception de sensations. Il s'imprègne de sa situation, du ciel, de la mer, du vol des nuages, des oiseaux, du sable, des crabes, des enfants, des couleurs du temps en habits de saisons, des parfums, tout un autre monde, tellement riche que, crac, sa peau craque et le voilà animal, capable d'actions. Déplacements violents !
Une ascension verticale entre terre et ciel et le voilà plante, arbre qui continue de s'imprégner de tous les mondes traversés jusqu'à grandir, grandir, déployer ses branches, son tronc, ses racines.
Déplacement sur place !

Ainsi sont-ils, actrice-acteur ! Au commencement, chacun s'imprègne des sensations de leurs personnages, de l'âme du conte, de l'âme du théâtre et, soudain, action ! Action : Marie se lève, devient autre, elle joue. Michel, immobile, s'imprègne du jeu de l'actrice, de sa voix, de son corps, créateur de beautés par la puissance de son esprit. Et, soudain, c'est lui qui agit et elle qui s'imprègne.

Un acteur, une actrice ne sont jamais impassibles, ils sont toujours en jeu, soit par imprégnation, soit par action. Intensité ! Intensité dans l'imprégnation, l'accumulation d'énergies, intensité dans l'explosion brusque de l'action.

Un conte au théâtre, c'est comme la vie.

Anonyme a dit…

Conteuse :

Ses yeux ont les couleurs de ses gestes que ses mots emportent.

Anonyme a dit…

Conteuse : ses yeux, ses gestes, ses mots ont les couleurs du salut, vainqueur de nos peurs.

Conteur : grimace à l'audace expressive, et le geste et le mouvement et même le simple qui peut tout émouvoir.

Conte : le conte, c'est du théâtre, de la scène. Les Racont'Loups jouent les personnages avec leurs visages. D'un coup, nous voilà dans la situation, le dialogue, la posture, l'expression de l'émotion, la justesse gestuelle.

Si les conteurs sont de bons acteurs, tout vit. Immersion totale : tout est musique.
Et moi, je suis prompt à saisir la joie de chaque moment.

Anonyme a dit…

Il me tardait de vous voir, à m'inonder de chants grégoriens.
Quand je suis arrivée ... la salle, presque toutes les places étaient déjà prises. J'ai trouvé la mienne, réservée, tout au fond. Comme le plancher étaient en pente descendante vers le fond, j'étais déçue, je n'allais voir que le haut du spectacle.
C'est alors qu'une amie est venue vers moi. " Viens, je suis au deuxième rang et il y une place sans personne"
J'y suis allée, j'avais peur que la personne qui avait réservé la place n'arrive. Elle n'est pas venue.
J' ai tout vu !

je suis entrée déçue, je suis partie, joyeuse. Et puis émue, quelques larmes à retenir dans certains passages de Noé.

Anonyme a dit…

"Il et Elle" entrent en scène d'un pas gaillard dansant. Au fond, une malle.
"Il et Elle" se regardent, regardent la malle. Dedans, sans doute, des livres, histoires de contes.
Disciples du petit Poucet et du petit Chaperon, "Il et Elle" s'aventurent à ouvrir la malle. Un temps, deux respirations en suspens, en étonnement mutuel : les contes se sont faits la malle, ne reste qu'un petit caillou. "Il et elle" ont pris le caillou et l'ont regardé et soupesé et senti et une histoire est née, une histoire de métamorphoses. Au grè des rencontres, Caillou s'est fait vent, grain de sable, crabe, goéland, graine, arbre. Et chacun de ces personnages est gros d'une histoire avec de nouveaux personnages à rencontrer, à écouter.
C'est pourquoi, les Racont'Loups n'en finissent pas d'inventer des histoires de petit Poucet rêveur, de petit Chaperon charmeur et puis, aussi, de revisiter quelques beaux mythes.
Et nous, nous entendons le souffle de leur bouche en duo fredonner les textes qui dorment au fond de la malle dont le ventre s'arrondit pour que naissent de perpétuelles écritures nouvelles.

Et puis voici le loup immense qui bondit dans les contes, il dévore les arbres et les hommes et les annimaux et les océans. Ne reste qu'un désert de silence, une page blanche comme le jour, une page noire comme la nuit, deux pages cannibales à la recherche de nouvelles histoires envolées. Tiens ! Justement, on entend un murmure en avant-scène, une étreinte, un corps et c'est une vieille, avec sur le dos, des fragments d'os. Qui est donc cette femme, dans le jour et dans la nuit ? Elle est l'énigme du chant.
Et dans chaque ossement, le chant se condense et danse.
Alors, les mains de l'actrice-conteuse caressent l'élan d'une course, celle de la jeune lavandière. Au ciel peuplé d'étoiles, la nuit danse une romance et elle, éperonnée par la musique, elle court vers le fauve de son enfance. elle le fait monter en elle et bondir hors d'elle et le loup court tout au long de sa voix.

Anonyme a dit…

Nous avons quitté le collège pour aller au théâtre, à pieds,tout à côté. Le théâtre, c'est l'école buissonnière. On s'exerce à se laisser captiver, tout voir, tout entendre, ne pas tout comprendre et donc, se laisser aller à faire des erreurs. C'est bon d'avoir le droit, après le spectacle, de tout dire et même de s'étonner et de se tromper. On se fabrique une audace, on ose poser des questions.
Par exemple : "Parfois, l'acteur puis l'actrice quittent la scène. On les voit disparaître derrière le rideau du fond et soudain, réapparaître de l'autre côté, derrière nous, en fond de salle. Comment font-ils ? Il n'y a pas de porte pour sortir et on ne les a pas vus passer !"

Magnifique étonnement ! Le hors-scène reste dynamique, les personnages continuent d'exister quand ils ont disparus. La scène fait vivre ce qui est caché.

Autres questions : "pourquoi maquiller l'actrice ? Pourquoi habiller l'acteur ? Mais alors si l'actrice joue pieds nus, c'est pour nous faire comprendre que notre savoir vient de nos sensations avec la terre ?"

"Les contes, pour quoi faire ?"
Peut-être que la manière de conter, de relier les histoires, ça nous transforme, ça nous entraîne à faire attention à tout.

Anonyme a dit…

Un conte écrit, ça endort.
Un conte lu à haute voix reste encore de l'écrit, ça assoupit.

Alors que !
Parole !
L'oralité ! Présence ! Vie ! Consistance du sens dans la manière de dire avec le corps.

D'une feuille où est né un conte, la conteuse fait un arbre. Tout un élan de son corps aux bras déployés.

Anonyme a dit…

Votre scène avec les deux tabourets, les coussins, les couleurs, les lumières, le rideau, la malle, on dirait une maison, une cabane, il y fait chaud, on est bien chez vous.
J'ai bien aimé l'animation aussi. J'ai beaucoup parlé mais je me suis retenue pour laisser les autres vous regarder.

Anonyme a dit…

Au fil du conte : souvenir d' un banquet. Souvenir de la légende du chocolat.

C'est fou comme un mythe ancien donne des ailes à la conteuse. Ce n'est pas tant le message universel qui nous transporte mais, de la conteuse, la lumière.

Anonyme a dit…

Un conte se libère du quotidien, du trivial, du banal. Il plonge avec délices dans les interdits, les dangers, les métamorphoses, les excès de joie et de jouissances.
Associations libres et travail du langage, l'imagination engendre une éruption de feu et d'eau, de cendres et de fumées, les images coulent comme une lave qui ose délirer.
Ainsi, on a beau admirer la finesse d'une idée écrite par Marie Talma, c'est la beauté de l'image, celle qu'elle met en scène, qu'elle visionne et qu'elle incarne dans son jeu, dans son corps, dans son regard, qui nous laisse sans voix et en extase.
Une image juste, c'est une image ineffable, on ne peut la dire car le mot trahit le vécu de l'oeil qui en reçoit toute la charge émotionnelle.
L'image s'impose sans intermédiaire entre le corps de la conteuse et notre sensibilité de spectateur. L'image se reçoit, se vit, de sorte qu'elle ne s'interprête pas et surtout pas par un concept, une idée, un discours. Elle se suffit à elle même et nous transporte hors du langage, hors de la raison. Le spectateur est estomaqué. Il vit une multitude de connotations, si riche que vouloir la traduire en mots, vouloir chercher ce qu'elle représente, c'est la détruire, la trahir.
L'image n'illustre pas un texte, une histoire. elle ne dit rien. Elle est toute beauté. Un miracle.
L'intelligence de Marie Talma se fait conte, saveur de mots mais aussi ferveur de l'image pure. L'intelligence se métamorphose en image autosuffisante, belle par elle même, sans besoin d'explication.
Dans le conte du Jour et de la Nuit apparaît l'image de deux corps en tic-tac. On ne sait d'où venue ni où elle va. Irruption. Présence qui se contente du plaisir d'exister. Une image qui ne parle pas, qui est hors du langage, hors du sens car elle ne s'adresse qu'aux sensations. Une harmonie qui tonne en nous, un moment intense qui ne s'adresse qu'à notre corps.
Il est un art de l'image qui ne s'exprime que par le pouvoir des images.
De même, dans la légende du Chocolat, soudain apparition d'un arbre mort et, porteur d'une tête sanglante de femme et l'arbre donne des fruits. "Image juste car elle est juste une image", un imaginaire né d'au moins deux fantasmes pris en un seul tourbillon.
Juste une image parce que, tellement forte, elle se passe de sens. Lisible seulement par les yeux. Et le spectateur reste bouche bée, tout en oeil et en oreille.
Marie Talma a la fureur de dire, elle a aussi celle de montrer. En gagnant la fureur de faire sans dire, Marie Talma devient la grande artiste qu'elle est déjà.

Anonyme a dit…

Un conte par les Racont'Loups, c'est une même âme en deux corps.

Anonyme a dit…

Il est une vie sur scène, celle qui unit l'acteur et la comédienne qui se la transmettent de personnages en personnages.

Il est une autre vie, celles des auditeurs.Marie et Michel racontent des histoires pour que nous les entendions. Ecoutons !

Les contes ne sont pas communication mais communion, communion avec des voix qui viennent de l'autre côté.

Anonyme a dit…

Grâce à certains contes des Racont'Loups, je me souviens que j'étais enfant avant d'être homme.

Grâce à d'autres contes des Racont'Loups, je me souviens que je suis homme, maintenant, pleinement.

Anonyme a dit…

Accueil ébloui :

L'admiration, c'est découvrir son intimité dans la réception de l'autre.

L'intime du spectateur, c'est l'actrice et l'acteur sur scène.
L'intime de l'acteur, c'est l'altérité de l'actrice.
L'intime de l'actrice, c'est le jeu de l'acteur.

Le théâtre fait de nous des vivants plus intenses, plus inspirés, plus joyeux.

Anonyme a dit…

"La vie sans la musique est une besogne éreintante"
Travailler la musique des mots dans un conte, c'est permettre, aux auditeurs de se sculpter, par l'écoute, une troisième oreille, sensible aux formes novatrices proposées par les Racont'Loups : la diction, l'intonation, les manières de s'adresser à l'auditeur, les rythmes sonores, les mouvements des corps, les mystères du visage, l'expression d'un désir.
Une dynamique d'appel s'offre à nous, une rencontre. Nous aimons être capturés par quelque chose, sur scène, qui nous séduit.
Mettre du style dans notre vie !

Anonyme a dit…

Il y a, du divin Verlaine, "cette paisible rumeur là qui vient de la ville".
Il y a le vacarme du monde qui saccage les hommes.
Il y a le silence des dieux.

Et puis
Il y a nous, les spectateurs aux regards confiants, aux oreilles en désirs : nous écoutons les contes et leur beauté de langage.

Comme les Racont'Loups, contre le vacarme, contre le silence, je voudrais dire les présences, les allégories, les chants des phrases et les postures orales.

Les Racont'Loups : Un en deux où chacun attend l'écho de l'autre, son double.

Une unité dédoublée qui fait apparaître les pas comptés des Muses.

Anonyme a dit…

Enchantement.
S'épousent le Conte et le Théâtre dans le grenier de l'enfance.

Anonyme a dit…

Être passionné, c'est essayer d'être bon.
Je voudrais, parmi les auditeurs-spectateurs, être la meilleure, la première. Être celle qui rêve le plus, grâce aux acteurs-actrices.
Et je voudrais faire partager ma passion.

Anonyme a dit…

Entre Marie et Michel se raconte un espace infime quand ils ont besoin d'être intimes ou bien un espace ample, spacieux quand ils se ravissent, se captivent, se dévorent de loin. Dans ces entre-deux, se tient une présence, celle d'un loup, un loup dont on ne pourrait préciser la silhouette tant elle et faite des idées de Marie, des idées de Michel dont les différences physiques sont évidentes.
C'est le loup du temps sauvage de leur enfance et c'est le loup de nous, spectateurs, pour qui, seul compte d'éprouver de l'amour.
Un espace de rythmes, de sonorités, d'activités, de contes dynamiques à nous musiquer.
Ca commence avec l'harmonica.
Puis, un cri, un cri de tout le corps de Marie, un cri contre le langage, contre la mort. On entre dans un univers tout en énergie. Un cri, c'est Marie, toute en acte, toute entière.
Puis, le musique des mots mis en scène : les mains de Marie se font poèmes.
Sous l'impulsion de Marie, Michel se fait instrument et chacun joue de sa propre voix.
Et nous entendons ce qu'il y a entre les personnages, entre les phrases, des silences, des tensions, des accords, toute une musique.

Anonyme a dit…

Parfois, un acteur perd ses repères de conscience, il subit un loup, c'est à dire un trou dans sa mémoire ou bien, une incapacité physique soudaine surgit, cruelle, ou bien une erreur de placement.

Sur scène, les deux acteurs, sans se consulter, sans se regarder, sans se faire signe, par une sorte de communion intense, vont créer un acte imprévisible.
L'acteur perdu va changer son jeu, et sa partenaire, dans une spontanéité de son corps va prendre en charge une nouvelle manière de progresser dans le scénario. Actions imprévisibles à deux : liberté !
La liberté permet de jouer avec le hasard et l'accident. Les acteurs dominent leurs faiblesses, s'apprivoisent l'un, l'autre pour s'élancer ensemble résol
ument dans un choix nouveau d'expression.
Ils expriment une liberté en acte. Rien ne fait obstacle entre leur connivence nouvelle et leurs gestes en accord renouvelés.

Anonyme a dit…

Théâtre : désir de jouir du monde.

Conter : donner envie à plein de gens de raconter. Sauver la vie.

Ecoutez les Racont'Loups si vous avez envie de changer de vie pendant une heure.

L'enfant qui écoute "Le Chaperon Rouge", il y croit. Le conteur et la conteuse, aussi.

Conter : transmettre des idées sous forme de métaphores.

Conter dans le sérieux du théâtre.

Re-raconter : plaisir de la revisitation.

Présence : la pensée devient incarnation, charnelle.

L'art répond à la prière.

Un conte, ça se reçoit, ça se prend, ça se fait soi, ça se donne.

Conter, c'est mettre une fleur sur la tombe des conteurs d'il était autrefois.

Conter, c'est pouvoir encore vivre.

RE-conter, c'est faire mieux, approfondir, aller plus loin.

La fiction est une force dévocation.

Anonyme a dit…

Une conteuse ; un conteur : une seule voix !

Face au texte qu'ils ont reçu de l'écriture, leur oralité, deux voix, deux corps, donne une dimension nouvelle au conte. Celui-ci grandira avec la réception de chaque spectateur.
Chaque conte interprété est un événement nouveau, libéré des intentions, des conventions des anciens conteurs, des auteurs. Les Racont'Loups ré-inventent, re-imaginent, re-signifient, ré-actualisent un conte-source afin qu'il puisse se relier à un public vivant.

Oralité : le conte ne se contente pas d'être lu dans son intégralité, il se fait parole nouvelle.
L'oralité prolonge l'écrit, déploie sa vitalité et sa capacité à remplir d'espoir le futur des spectateurs.

Le conte n'est pas un texte fixe à respecter, un cadavre. L'écrit n'est pas achevé, le conteur n'est pas un croque-mort qui fait le bel éloge funèbre d'un texte. Il ressuscite le conte et lui donne une nouvelle carrière. Le texte se fait chair, mémoire collective pour aujourd'hui.
L'oral participe de la nature du conte.
Dans leur quête de se ressouvenir, Marie et Michel prennent en compte la dynamique du conte.
Puis, le texte s'en va exister ailleurs, grâce à la réception du public transformé en communauté.

Sur scène, Marie et Michel, en arrière plan, le "Il était une fois", c'est à dire, le passé de tous les conteurs qui les ont précédés, mais, surtout, en avant-plan, leur rapport aux spectateurs.
L'avant-plan surpasse l'arrière-plan.
Le respect d'une tradition n'est là que pour donner consistance à une nouvelle création et, aussi, à de nouvelles interprétations, celles des spectateurs qui se trouvent inclus dans les spectacles des Racont'Loups.

C'est comme si les Racont'Loups avaient lu un conte écrit seulement avec des consonnes. Ils y ajoutent leurs voyelles, leurs voix. Vocalisation, source de sens, source de vie.

Anonyme a dit…

Comprendre, prendre la mise en scène des Racont'Loups, c'est évaluer l'intensité de mon regard.

Dans l'allure de son corps, geste stylisé, une épure, le conte se vit avec une vérité au-dedans.

S'asseoir devant une scène et se laisser faire la fête.

Les gestes, les mots, être deux, tout concourt à faire émerger une voix.

Anonyme a dit…

Quand les conteurs font du théâtre, les mots se découvrent un sens en rapport avec l'espace.
Et leurs corps sont un lien entre les mots et l'espace.

Anonyme a dit…

Qui es-tu ?
Gabriel... Et toi ?
Marie
Marie... Un message pour toi
Pour moi ?
Un enfant.
Un enfant ?
Oui, éternel.
Son nom ?
Noël, Noël, Noël !

Anonyme a dit…

Quand Marie chante, s'y réveillent les chants de notre enfance.

Anonyme a dit…

Fouras. Histoires de Loups.

Voir l'invisible, tout à coup et d'un coup, grâce à la mémoire du "Il était une fois".
Il était une fois. Et pourtant le conte n'appartient pas à une langue du passé.
Il se fait parole assaisonnée de grâce et de sel. C'est une culture vivante, vous savez, comme du temps où les parents transmettaient à leurs enfants. Alors les images devenaient vivantes et en route pour visiter le monde entier de notre coeur !

Anonyme a dit…

Les Racont'Loups, une comédienne, un comédien, ils savent se conformer. L'autre à l'une comme lune au soleil.

Lui, le loup ; elle, la cagouille.
Et un face à face sur une scène improbable.

La cagouille s'amuse avec le public. Le loup la regarde avec une attention extraordinaire. Elle le sent, aussitôt, nouvelle attitude, un défi. A chaque fois, aussitôt, les deux acteurs se mettent en harmonie, en duo, en duel, selon le hasard du jeu.
Le loup lève la tête de son air le plus prétentieux. La cagouille sourit. Il quitte son air bravache et niais. Le regard de la cagouille fige le loup dans l'étonnement.

Le théâtre, c'est comme la vie. La vie s'engage dans des directions différentes , grâce à la présence de l'autre.

Anonyme a dit…

Le nouveau spectacle des Racont'Loups ! Sansan.

C'est comme croiser quelqu'un, quelqu'une qu'on connait.
On s'y attend et en même temps, on ne s'y attend pas.
Et ... Il et Elle, ils apparaissent.
L'apparition reste une apparition.
Les voilà encore, surprenants !
On se retrouve et ça se produit à nouveau, de nouveau. Quelque chose d'original.
Costumes, maquillage, mise en scène, jeux avec le public. Surprise !
Comme devant le chef d'oeuvre d'un grand maître.
On s'y attend et tout change : expérience renouvelée de la beauté.
Tant qu'on admire, on se sent en vie, encore.

Anonyme a dit…

Allongés dans l'herbe, nous avons lu "L'Enchanteur" de Barjavel, tête contre tête.

Anonyme a dit…

Dans la tête, le galop des chevaux. Nous étions entourés d'arbres bleus, de murailles infranchissables que nous franchissions, toi, Viviane, secouée de rires à attendre de voir, sur sa mule, un vieillard, craignant comme un vieux chapeau de paille les ardeurs solaires. Entourés de lacs enchantés, d'enfants rieurs, vainqueurs de monstres et du temps qui trépasse.

Anonyme a dit…

"L'écrit reste
La parole s'envole"
Dit-on
Avec les Racont'Loups
Ne serait-pas l'inverse ?

Anonyme a dit…

La force du théâtre : quand un acteur, une actrice quitte un spectacle, tous les deux désirent entrer dans un autre. Création nouvelle !
Nous attendons d'autres contes, d'autres mises en scène.

Anonyme a dit…

Le théâtre donne des semences.
Au public de les faire germer.

Le théâtre parle au public.
Un des critères de vérité, de la valeur du travail des Racont'Loups, c'est la façon dont le public reçoit leurs spectacles.

Le théâtre attend du public son argumentation.
Le théâtre se fait dialogue : chacun a besoin de l'autre. Nécessairement.

Anonyme a dit…

Marie, que devenez-vous ?
Michel, tout étoilé de vous, joue en solo. Il nous a dit que vous étiez sa metteuse en scène. Effectivement, on retrouve votre style, votre présence, par le jeu intériorisé de Michel et par certains accessoires, dans le décor, que vous utilisiez.
Marie, que devenez-vous ?

Anonyme a dit…

Après le spectacle, un banquet où chacun chante pour le plaisir des convives. On demande que Marie et Michel chantent en duo.

Marie, quand elle est seule offre son univers poétique. Michel, quand il est seul, offre le sien.

Quand ils sont tous deux sur scène, émergence de quelque chose de nouveau. Entre eux, une force fait que le spectacle s'illumine, se structure en une harmonie inconnue.
Quelle force ? Un acteur, une actrice et une union surprenante sous l'effet de plusieurs forces qui les traversent.
Un festin d'histoires et de chants et c'est la fête.

Anonyme a dit…

theSlaCContes mis en espace, contes joués, c'est un théâtre d'émotions. Pas seulement, c'est aussi un théâtre de pensées.
Une pensée vivante. Pas didactique.
Une vérité du conte en écho avec les vérités des spectateurs.

Anonyme a dit…

Les contes des Racont'Loups, Marie et Michel, se racontent à deux.

Les conteurs, de temps en temps, rêvent. Surtout, ils comptent.
Ils comptent les poussières du temps d'Il était une fois".

Parfois, les graines du sablier se font sable émouvant et les conteurs s'enfoncent doucement dans le profond d'un trou de mort. Un vide, un blanc de silence.

La mort, ils s'empressent de la déterrer.

Anonyme a dit…

p a l i a t oLes Racont'Loups :
Faire quelque chose. De soi-même. Ecrire, répéter, mettre en scène, jouer.
C'est un vrai miracle.